Bon je n'ai pas envie que vous l'appreniez. Comment dit-on? Je prefereraient que vous l'ignoriez.. Je n'avais pas prevu d'en parler. Ni d'etre la, devant vous. En fait je voudrai que personne ne le sache. Est ce que ca vous regarde seulement? Regardez moi. Repondez moi, est ce que ca vous interesse? Est ce que je vous interesse?
Voyez-vous, ce qui me gene au final ce n'est pas tellement la forme au fond, c'est justement le fond. Je ne suis pas la premiere, c'est sur, je ne suis pas la seule, et c'est deja insupportable cette repetition, ces discours, ces histoires similaires, ces trivialités demultipliés, ces phrases mille fois prononcées, ces mots mille fois entendus. C'est terrifiant cette érosion, non? Si.
A y reflechir je n'attache aucune importance a ces flatteries multidestinatrices. Trouve inutile vos parades. D'un extreme ennui. Pavoisez-vous si cela vous plait, mais pavoisez-vous pour une autre. Une et puis l'autre, et que la liste soit longue. Je me tord de vos promesses. . J'ai besoin de sens. Le serment d'amour vrai, la parole que j'aimerai a croire, ne serait alors pas « je t'aime » et « je t'aimerai toujours » qui l'annule automatiquement, mais « je t'aime encore, je t'aimerai toujours, demain ». Ce qui m'interesse ce n'est pas de voir, c'est de mieux voir. C'est de savoir. Ainsi donc je vous laisse mes valeurs a la place de ma personne. N'ayez crainte, vous gagnez au change. C'est irréfutable. Vous savez, je suis d'une moralité douteuse : je doute de la moralité des autres.